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vendredi 30 mai 2008

Société de consommation ou de restriction.

publié par MaX à 18:00

La société libérale dans laquelle on vit par défaut est basée sur un principe simple, qui à lui seul lui donne toute sa légitimité : c’est la liberté, ou plutôt le fait de pouvoir vivre, de pouvoir mener notre vie comme bon nous semble. Ainsi, la liberté devient en quelque sorte le fondement, le pilier, qui permet de donner à l’édifice sociétal un sens, qui permet d’avoir un repère, nécessaire à la vie en communauté. Bien entendu, cet horizon libéral, libertaire, qui laisse l’homme maître de son destin et de la manière dont il souhaite mener sa vie a amené un certain nombre de dérives, considérées naturelles, dont la plus importante, analysée pour la première fois au milieu du XIXème siècle par Alexis de Tocqueville, est sûrement l’individualisme pathologique. On a longtemps décrié cet individualisme qui prend souvent le pas sur les bienfaits communautaires tels que la convivialité ou encore la solidarité, néanmoins ici n’est pas le cœur du sujet, Marcuse restera au placard pour le moment.

Ce qui me fait monter au créneau, ce sont les évènements actuels, qui trahissent néanmoins une certain tendance qui devient de plus en plus structurelle, depuis que certains ont enfin réussi à enterrer la ferveur libertaire de Mai 68. En effet, il est complètement révoltant de voir notre gouvernement tenter de supprimer les Happy Hours. En ce qui concerne les Happy Hours elles mêmes, je pense que nous nous accordons tous à dire qu’elles sont en aucun cas une porte ouverte aux alcooliques, elles sont seulement un moyen, pour les commerçants, de combler les heures creuses, et pour les jeunes et moins jeunes, de passer un moment convivial autour d’un verre à prix réduit. Ce qui est d’autant plus révoltant, c’est que cela va dans le sens général qui tend vers une société de restriction, une société où les excès ne sont plus tolérés, ou chacun se doit d’être saint de corps, et d’esprit. Pour la seconde catégorie je vous renvoie aux articles de Quentin qui mettent bien en exergue les abus du politiquement correct, de la diabolisation et le terrorisme idéologique. Toutefois, pour la première, cela se voit de plus en plus, notamment avec les interdictions de consommer du tabac qui se multiplient, la diabolisation de plus en plus démesurée du cannabis et la constante phobie face à la montée des drogues plus dangereuses qui restent pourtant rares.

De fait, toutes ces tentatives de privation, tant par les actes que par la domination idéologique de la bien pensance souvent d’origine judéo-chrétienne, nous mènent où ? Je me le demande : si le but est d’anéantir le folklore, les gens marginaux, voire simplement la possibilité contrôlée ou non d’aller dans l’excès, pour atterrir dans une société restrictive où chacun devra limité son activité à ce qui est toléré par la "conscience collective", n'est pas un appauvrissement?

N’allez pas croire ici que je fait l’apologie d’une société de Sex, Drug & Rock’n Roll, toutefois, je m'élève contre l’excès de restriction et la tentative implicite de nous faire revenir à une société de Sainte Marie Nitouche, sans excès et sans démesure… ce qui pour moi, consisterait à une dégradation de la diversité et du Folklore de notre société relativement cosmopolite.


mardi 27 mai 2008

Zemmour face à Xavier Darcos

publié par Quentin à 16:31

Enfin des gens capables de pointer du doigt les carences de l'enseignement français.


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Norman Finkelstein, ce Juif antisémite.

publié par Quentin à 11:58

Provocateur, cet oxymore ? Oui, peut-être. Symbolique de notre temps, ce paradoxe ? Oui, assurément. Ce n'est pas moi qui le dit hein, que Finkelstein est antisémite. Ce sont eux. Ses détracteurs. Lui, ce politologue, fils de juifs survivants du ghetto de Varsovie et des camps de concentration, un antisémite notoire. Tout est relatif dans la vie. Il a peut-être des penchants masochistes, le Finkelstein. Peut-être même qu'il a répudié toute sa famille. Oh le bougre ! Il a osé !
C'est durant l'été 2000, que cet universitaire juif va faire scandale en publiant The Holocaust Industry : Reflections on the Exploitation of Jewish Suffering, ouvrage dans lequel il dénonce l'instrumentalisation de la mémoire de la Shoah afin de servir des intérêts politiques (soutenir la politique israélienne), idéologiques ("ideologic weapon") ou économiques (obtenir des réparations financières de la part de l'Allemagne et de la Suisse mais aussi de l'Autriche et la France.)
Tout le monde s'accordera à dire que parler de l'Holocauste, c'est difficile. Difficile compte tenu de l'horreur de la chose. D'autant plus difficile donc de dénoncer un système qui se sert de cette souffrance de manière on ne peut plus ignoble en sous-main. Norman Finkelstein l'a fait. Il a tout perdu. Son travail d'abord. Puis sa place sur la scène publique. Il est même interdit de séjour en Israël et de TV en France. Pourquoi ce lynchage ? N'est-il pas vrai que la Memoire de la Shoah est utilisée par certains groupuscules pour servir certains intérêts ? Ce serait mentir que de dire que la mémoire des victimes de cette entreprise de mort sans nom est blasphémée, instrumentalisée, utilisée de façon ignoble et pernicieuse ? C'est tout l'objet de la thèse de Norman Finkelstein. Se sont joints à lui des personnalités plus ou moins controversées comme Noam Chomsky, ce linguiste émerite juif américain ayant soutenu le révisionniste Faurisson au nom de la Liberté d'Expression, même s'il ne partageait pas son point de vue. Mais aussi Rony Brauman, ce médecin Français mis au ban de la communauté juive pour avoir osé attaquer la politique d'Israël ; tous, sont traités d'antisémites par leur propre communauté. Au-delà de la confusion sémantique, on peut légitimement se demander ce qui amène ces gens à les traiter de la sorte. On pourrait même aller plus loin en disant que les non-juifs se risquant à tenir pareils propos auraient déjà subi le même traitement que les Dieudonné et consorts.
Un abcès, ça se crève. Ca fait juste mal après.

vendredi 23 mai 2008

Dieudonné, la bête noire...

publié par Quentin à 09:40


L'affaire Dieudonné n'a pas manqué de marquer les esprits ; elle a même déchaîné les passions. Inutile de revenir sur les détails de ce lynchage sans nom. Inutile aussi d'essayer de défendre celui qui, aux yeux de certains, incarne le mal et la haine absolus. Plutôt que de constituer un dossier complet et objectif qui s'avèrerait stérile, je vous propose ce document vidéo intéressant, retraçant le parcours d'un humoriste hors norme.
Cette vidéo est extraite des bonus du DVD de son spectacle, 1905, joué en Mars 2005.








L'engagement sincère - parfois maladroit - de Dieudonné, l'a mené où l'on sait. Invectivé, conspué, molesté, censuré ; mais aussi taxé d'antisémitisme... Pourquoi tout cela ?
Comment un fervent défenseur des valeurs républicaines et universalistes a-t-il pu être qualifié de la sorte ?

Edgar Morin, Jean Baudrillard, Avraham Burg etc. : des intellectuels, des hommes politiques qui ont tenu des propos encore plus virulents à l'égard de la politique d'Israël et du communautarisme juif. Certains d'entre eux ont même soutenu Dieudonné. Sont-ils antisémites ?

Malheureusement, l'antisémitisme et le racisme d'une manière générale existent, toujours ; il est juste triste de voir que certaines personnes s'épuisent à les chercher là où ils ne sont pas.

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jeudi 22 mai 2008

Aimé Césaire

publié par MaX à 09:04

Sartre a défini le concept de négritude inventé par feu Aimé Césaire comme « la négation de la négation de l'homme noir ». Au-delà d’un mot qui va symboliser la littérature noire en France et à travers le monde, la négritude est par essence un horizon de liberté et de reconnaissance pour un peuple si longtemps opprimé et déconsidéré. Ce mot fut pour Aimé Césaire bien plus qu’un leitmotiv comme un autre, il caractérisa le combat de sa vie, le combat de 94 années pour la reconnaissance de l’identité d’un peuple qu’il a représenté tant à travers la richesse et la beauté de sa poésie, qu’à travers la ferveur et la détermination de son engagement politique. Sortit de l’Ecole Normale Supérieure de Paris avec son ami Léopold Sédar Senghor, les deux compagnons décidèrent de se dévouer corps et âme au double combat contre le colonialisme et le racisme notamment à travers le fameux Discours sur le Colonialisme et sa désormais fameuse ouverture : « Une civilisation qui s'avère incapable de résoudre les problèmes que suscite son fonctionnement est une civilisation décadente ».

Son combat politique sera également vif et engagé à gauche. Sa critique du colonialisme sera aussi une critique du capitalisme de l’époque jugé essentiellement expansionniste et impérialiste. Son combat sera surtout celui d’un humaniste convaincu comme le symbolise cette phrase : « Je suis de la race de ceux qu’on opprime ». Convaincu que dans le colonialisme il y a d’abord et avant tout la négation de l’homme, sa déconsidération et son humiliation, que le colonialisme est en soi un racisme et l’expression du racisme. Son message n’était donc pas celui d’un noir tentant de défendre la cause de son peuple, il était celui d’un homme convaincu de l’égalité entre chaque homme.

Ainsi, Aimé Césaire était un Homme d’action, tant dans sa poésie que dans son poste de maire de Fort de France. « Je ne conçois pas que l'artiste puisse rester un spectateur indifférent, refusant de prendre une option.(…) Etre engagé, cela signifie, pour l'artiste, être inséré dans son contexte social, être la chair du peuple, vivre les problèmes de son pays avec intensité, et en rendre témoignage » disait-il. Il se distinguera par là de beaucoup d’intellectuels de son temps par le choix de faire vivre son engagement non seulement dans sa poésie, mais aussi par le contact, par la rapport direct humain avec son peuple. L’œuvre d’Aimé Césaire est donc aussi celle de son peuple : c’est une part de l’humanité trop longtemps négligée, trop longtemps laissée pour compte qui s’exprime avec lui : « Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n'ont pas de bouche, ma voix, la liberté de celles qui s'affaissent au cachot du désespoir ». L’homme touchera donc l’universel par la communion avec son peuple : « Tu vois, plus nous serons Nègres, plus nous serons des Hommes ».

Pour finir je dirai que relire Césaire prend une fois de plus tout son sens aujourd’hui ; à l’heure ou notre président embrasse Kadhafi, et à l’heure où le monde n’ose pas ouvrir plus qu’à demi les yeux sur un régime totalitaire qui s’apprête à tous nous accueillir pour ce qui doit apparaître comme une fête, les jeux Olympiques, il est temps de se demander quelle est vraiment l’attitude que nous sommes en train d’adopter inconsciemment. « On s'étonne, on s'indigne. On dit : "comme c'est curieux ! Mais, Bah ! C'est le nazisme, ça passera !" Et on attend, et on espère; et on se tait à soi-même la vérité, que c'est une barbarie, mais la barbarie suprême, celle qui couronne, celle qui résume la quotidienneté des barbaries ; que c'est du nazisme, oui, mais qu'avant d'en être la victime, on en a été le complice ; que ce nazisme-là, on l'a supporté avant de le subir, on l'a absous, on a fermé l'oeil là-dessus, on l'a légitimé, parce que, jusque-là, il ne s'était appliqué qu'à des peuples non européens ; que ce nazisme-là, on l'a cultivé, on en est responsable, et qu'il est sourd, qu'il perce, qu'il goutte, avant de l'engloutir dans ses eaux rougies de toutes les fissures de la civilisation occidentale et chrétienne. »

Aimé Césaire fait parti de ces grands hommes qui ont mis leur talent, leur corps et leur âme au service de l’humanité à la manière d’un Victor Hugo ou d’un Montaigne. Penser que ce type d’homme appartient encore au XXème doit nous pousser à en être digne et perpétuer leurs valeurs dans notre engagement. Cela doit également nous redonner espoir.

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mercredi 21 mai 2008

Durée de travail en France : un mensonge d'Etat.

publié par Quentin à 23:38

Je vous soumets l'article d'Olivier Bonnet tiré du site QuebecOgres.Info, reprenant les informations et commentaires du chroniqueur de La Matinale de Canal+, Leon Mercadet au sujet de la durée du travail en France, démontant dans le texte les critiques du gouvernement à l'égard des 35 heures, "responsables de tous nos maux".

temps de travail : une farce de plus ! - 18.2 ko

"La France ne travaille pas assez ! Il n’y a qu’un moyen de relancer la croissance et d’augmenter le pouvoir d’achat : travailler plus ! Par rapport à nos voisins, nous sommes le pays qui travaille le moins, il faut que ça change !"

Voilà le message dont nous rebat les oreilles avec un bel ensemble la majorité présidentielle, à commencer par Sarkozy lui-même. Or c’est grossièrement faux. Merci à Léon Mercadet, journaliste à La matinale de Canal +, d’avoir rétabli les faits dans sa chronique d’hier, titrée La France bosse fort ! Pour remettre les choses à leur place, il suffit de consulter les chiffres 2006 d’Eurostat, le très officiel Office statistique des Communautés européennes, que la chaîne à péage présente on ne peut plus clairement, reprenant un tableau paru dans l’excellente revue Alternatives économiques :

Dans l’ordre croissant en nombre d’heures travaillées par semaine, on trouve d’abord les Pays-Bas puis la Norvège, le Danemark, l’Allemagne, l’Irlande, la Suède, la Belgique, le Royaume-Uni et la Finlande. Vient ensuite la moyenne européenne, à 37,9 heures. Le premier pays à travailler plus que ladite moyenne, de justesse (38h tout rond) est la France. Viennent derrière l’Italie, la Lituanie, le Portugal, l’Espagne, l’Estonie, la Croatie, la Slovénie... Les plus gros travailleurs sont enfin les Bulgares, Lettons, Tchèques et Grecs (42,7 heures). Le tableau ci-dessus concerne la durée hebdomadaire mais on observe la même chose en se basant sur la durée annuelle, qui prend en compte vacances et jours fériés : elle est en France de 1545 heures, contre 1445 en Allemagne, 1499 au Danemark, les Pays-Bas étant le pays où l’on travaille le moins avec 1340 heures. "Il y a un truc très très frappant, observe Léon Mercadet, c’est que les pays où l’on travaille le moins sont les plus avancés, les plus performants économiquement et socialement." "Ca alors !", s’exclame le présentateur de l’émission, Bruce Toussaint. "A l’inverse, poursuit son chroniqueur, si on va en bas de classement, on s’aperçoit que les cancres sont (...) ceux dont le PIB par habitant est le plus faible. Tout se passe comme si plus on est un pays moderne, plus on est un pays économiquement performant, moins on travaille ! Allez savoir pourquoi, mais moins l’on travaille et plus le PIB par habitant est élevé, c’est comme ça que ça se passe en Europe. Alors quand les ministres et les porte-paroles du gouvernement nous répètent que nous ne travaillons pas assez, je me pose la question : est-ce ignorance ou est-ce mensonge délibéré ? En tout cas, c’est de l’idéologie, ce n’est pas des faits. J’ai quand même l’impression qu’on nous répète ça dans l’espoir qu’un mensonge cent fois répété devienne une vérité. Alors dans quel but cette distorsion des faits ? (...) Il y a une réponse évidente : c’est pour supprimer les 35h. Pourquoi supprimer les 35h ? Parce que c’est la durée légale. Ca veut dire quoi ? C’est le seuil de déclenchement des heures supplémentaires. Donc les Français travaillent déjà plus de 35h - on est à 38 - mais si on fait sauter les 35h, on n’a plus besoin de payer entre 35 et 38 au tarif des heures supplémentaires."

C’était hier matin en clair, entre 7h 10 et 7h 20 : un grand moment de vérité à la télévision, qui laissait éclater en plein jour toute l’imposture de nos gouvernants. Mais rassurez-vous, rien ne changera et cette droite menteuse continuera inlassablement à ressasser l’ineptie que les Français ne travailleraient pas assez. Quelqu’un dans l’opposition pour lui balancer les chiffres à la face, comme Léon Mercadet ce matin-là sur Canal + ?



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Le Figaro, petit télégraphiste de Sarkozy ?

publié par Quentin à 22:34

On sentait comme un ton de satisfaction à la lecture des lignes de cet édito, en une du Figaro. Un air de dire : "vous voyez que ça marche les heures supplémentaires". Des chiffres adressés comme un pied-de-nez à tous les détracteurs de ce système cher à Mr. Sarkozy. Et pour cause... dans son dernier rapport, l'Agence centrale des organismes de Sécurité sociale signale une nette augmentation de l'utilisation de ce système de défiscalisation des heures supplémentaires par les entreprises : en mars 2008, 59% des sociétés de plus de 10 salariés ont déclaré utiliser ce système, contre 38% en octobre 2007.

Oui mais voilà, Didier Migaud, président PS de la commission des finances de l'Assemblée a fait remarquer que même si les entreprises étaient 20% de plus à déclarer des heures sup' défiscalisées qu'en Décembre, le nombre d'heures supplémentaires déclarées à lui, baissé de 10% (156 millions d'heures pour Mars 2008, alors qu'elle étaient de 165 millions en Décembre 2007.)
Pour faire simple : 20% d'entreprises en plus ont déclaré 10% d'heures supplémentaires défiscalisées en moins. On fait un peu ce qu'on veut des chiffres dont on dispose, n'est-ce pas Mr. Gaëtan de Capelle ?

On oppose souvent en journalisme, l'école subjective à celle objective. Mais au-délà de ces considérations, peut-on autoriser un journaliste à manipuler des chiffres pour arranger une réalité qu'il ne trouve pas à sa convenance ?

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ReOpen911.info : investigation ou désinformation ?

publié par Quentin à 19:05

Le 11 Septembre 2001. Une date qui tinte. Qui soulève l'émotion. Qui suscite la peur, l'effroi. L'effroi pour un ennemi redoutable, impalpable ; presque ectoplasmique. Reste que face à un certain nombre d'incohérences, d'alibis, de silences, bien évidemment que des gens se posent des questions et essaient d'y trouver des réponses.
Des journalistes, des scientifiques et universitaires, mais aussi des particuliers amateurs ont mené un travail d'investigation - plus ou moins sérieux - aboutissant à la théorie selon laquelle les attentats du 11 Septembre 2001 étaient ceux d'un complot du gouvernement américain, destiné à légitimer une guerre contre un ennemi monté de toutes pieces, de manière à tirer profit des croisades inhérentes à cette "lutte contre l'axe du mal".

Après le succès phénoménal de la série "Loose Change" et des ouvrages de Thierry Messan notamment, c'est désormais la communauté scientifique qui s'empare du sujet. Bien sûr, cette "théorie conspirationiste" fait le lit des antisémites et/ou des anti-américains notoires, permettant aux médias dominants d'accomplir leur travail de diabolisation avec facilité.

C'est donc par pur souci républicain que je vous soumets l'adresse d'un site internet dont la vocation est de regrouper toutes les sources d'information alternatives relatives aux attentats du 11 Septembre. Le tout est à prendre avec précaution, mais dans la vie, rien ne coûte de s'interroger.


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lundi 19 mai 2008

Quand un "révolutionnaire" devient le chouchou des médias

publié par Quentin à 20:14


Besancenot chez Drucker, c'etait l'image de la semaine dernière. Umberto Eco en serait complètement baba : un révolutionnaire peut faire la révolution avec l'accord de la maréchaussée ; mieux, on peut même lui dérouler le tapis rouge un dimanche midi sur un plateau de télé. Et pas n'importe lequel. Vivement dimanche, c'est LE rendez-vous hebdomadaire que la France ne rate jamais, même s'il sert juste de fond sonore.
Ce qui est bien, c'est que tout le monde est gagnant ; le questionnement politique, indigent au possible, ne risqua pas de bouter le facteur, chouchou des médias, hors des sentiers battus ; FR2, eux, ont compris que le pseudo trostko-prolo-anti-capitalitico-internationalitico-revolutionnaire séduit. En voilà une affaire qu'elle est bonne.

"D'un calme Olympien", le facteur a bien récité sa leçon. Face à un public de moutons écervelés totalement acquis à sa cause, la nouvelle star de la politique a débité consciencieusement tout ce que tonton Krivine lui a appris. Quant aux incohérences caractérisées de son discours, il eût suffit un journaliste sérieux pour les lui renvoyer à la face. Mr. l'Internationaliste devant l'éternel acheva de nous expliquer que sa volonté première était de revaloriser la condition des travailleurs français, tout en faisant en sorte de préserver leurs acquis sociaux. Rewind. Internationaliste ; protection des travailleurs français... Tout ceci mérite quand même une explication.

Comme de nombreux observateurs de la scène politique française l'ont très justement remarqué, lorsqu'un prétendu révolutionnaire - censé être la pour déranger et bousculer l'ordre établi - devient d'un coup d'un seul le chouchou du système politico-médiatique, c'est qu'il faut commencer à se méfier.
Par exemple ; Besancenot, qui est un type très émotif, est particulièrement sensible à la cause des sans-papiers (comme tout le monde en fait.) Il se définit même comme un "citoyen du monde". Or, tout le monde sait que cet Internationalisme exarcebé n'a plus aucun sens aujourd'hui, à l'heure de la mondialisation libérale. Prôner des régularisation massives, c'est ne pas être conscient d'un phénomène économique très commun, le dumping. La réalité, c'est que ces sans papiers seront exploités et utilisés par le patronnat afin de tirer les salaires vers le bas.

Si Besancenot est chouchouté, c'est que sans s'en rendre compte, il est à la botte du Medef. L'aubaine. Ils en tiennent un bon "d'idiot utile".

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Emmanuel Todd "Sarkozy est un Chirac lent"

publié par Quentin à 19:57



Parlons Net n°11 – "Sarkozy est un Chirac lent" - Parlons Net reçoit le démographe Emmanuel Todd. Pas de langue de bois pour évoquer le bilan de Nicolas Sarkozy, la place de la France dans le monde, Ingrid Bétancourt et l'avenir de l'Europe.

Emmanuel Todd est interrogé par Philippe Cohen de Marianne2.fr, Pierre Haski de Rue.89 et Samuel Potier du Figaro.fr.

Une émission animée par David Abiker

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samedi 17 mai 2008

"Nous ne sommes rien, soyons tout" De quoi le communisme est-il le nom ?

publié par MaX à 12:15

Au jour où communisme est synonyme de barbarisme, de régime totalitaire, il m’a semblé nécessaire de réhabiliter ce mot, cette idée. En effet depuis que la terrible dictature totalitaire que fut le régime dit « communiste » d’URSS est apparue aux yeux du monde, l’idée communiste porte le fardeau du terrible bilan de ce système criminel. Or, ce Système si souvent appelé communiste n’a en fait que peu de lien avec l’idée, avec le concept et avec ce que représente en soi le communisme. Ce qui s’est déroulé en URSS ne fut qu’un changement sur le plan économique et social couplé d’un endoctrinement intellectuel à la gloire du régime en place plus qu’au concept communiste.

Cette précision étant faite, il est temps de lever le voile sur la domination intellectuelle qu’opère le capitalisme aujourd’hui. En effet le capitalisme s’est imposé peu à peu à tous comme « l’horizon indépassable de notre temps », ce à quoi l’humain et l’humanité ne peuvent échapper, et le discours néo-libéral est le nouveau leitmotiv de ce cloisonnement de la pensée. Il existe donc une forme de consensus quasi-universel sur la probité de ce système qui, pourtant, après analyse est plein d’incohérences pour l’homme et pour la pensée. De fait, qu’est ce que le capitalisme à part la lutte de tous contre tous incarnée par la concurrence ? La sacralisation du profit ? L’extrême division du travail au point que la tâche de l’homme est compartimentée ? L’individualisme égoïste poussé jusqu’au délitement du corps social ? Ou encore la considération que les inégalités sont nécessaires au bon fonctionnement du système ?

Le but n’étant pas d’opérer à une dénonciation du système capitaliste mais de montrer que le capitalisme n’est pas une fin en soi et, pour l’humanité, qu’il y a une alternative et qu’un autre système de société est possible, système que le communisme incarne. En effet doit-on se résigner devant les inégalités ? Doit-on se dire que la séparation du travail intellectuel et du travail manuel est nécessaire, plus clairement, ne peut-on pas être un ouvrier et un intellectuel à la fois ? L’hypothèse communiste définit donc comme une alternative à cela, voir même comme un renversement. C’est une société où l’homme n’est pas dicté de bout en bout par ses intérêts personnels, une société ou l’homme est capable de désintéressement, une société où l’homme peut être polyvalent… Une société communiste est donc une société altruiste, non pas que chaque homme ne doit plus vivre par soi-même, mais chaque homme ne doit plus vivre que pour soi-même. De fait, il y a une relation dialectique (de communication, de va et vient permanent) entre l’individu et la société, une relation dialectique plus profonde que le simple couple impôt/redistribution.

Ainsi, le communisme n’est pas, comme cela s’est produit en URSS un simple changement de mode de fonctionnement économique, c’est une profonde refonte morale et intellectuelle de la relation entre l’homme et le groupe. C’est penser la rupture avec le caractère fondamentalement égoïste et mercantile de la société capitaliste. De fait, le communisme ne peut être seulement le fruit d’une révolution violente –et à mon sens il ne doit pas l’être du tout-, il doit être le fruit d’une prise de conscience globale de la société de ses propres contradictions. Et c’est en cela que le communisme est une utopie, une idée. Toutefois, une « idée » au sens de Platon ne meurt pas et demeure éternellement.

Je crois donc qu’il est nécessaire de garder cette « idée » au cœur de notre réflexion politique, non pas pour tomber dans l’inaction et l’attente éternelle d’un Grand Soir qui n’arrivera probablement jamais, mais pour agir, pour tenter de tendre vers cela. Je reprendrai donc la célèbre phrase de Bernstein : « La reforme aux profits de idéaux de la révolution » ainsi que ce célèbre passage de l’Internationale « Nous ne sommes rien, soyons tout ».

Je n’espère pas vous avoir convaincu par mon raisonnement, j’ai seulement tenté de vous faire part du peu de clés dont je dispose et qui vous permettront d’engager une réflexion plus profonde sur un concept qui a traversé plus d’un siècle, qui a fait rêver tant d’hommes, et qui de fait ne peut être enterrée avec la chute d’un mur…

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Putain, 1 an...

publié par Quentin à 08:11


Un an déjà. Un an qu'il est là, le mec. Un an qu'on se le frappe, qu'on l'endure ou qu'on a la chance de l'avoir, c'est selon. Une véritable saison d'une série à l'américaine. Joie place de l'Etoile. Avatars. Rebondissements. Péripéties. Colères. Puis on en est là. Rien n'avance ; on recule même. Sans savoir pourquoi, les gens y ont cru. Pour certains, la machine peine à se mettre en route. Pour d'autres, tout ceci s'apparente à un bien vilain camouflet. Et pour eux, c'était prévisible. Enfin... encore fallait-il proposer mieux.

On a l'impression que c'était hier. Hier que Mireille Mathieu, revenue d'entre les morts, infligeait aux tympans des sympathisans UMP la Marseillaise.
C'était le 6 Mai 2007. Sarkozy remporta largement le scrutin présidentiel face à Becassine, avec 53% des voix. C'était bien un soir de Mai 2007 qu'il gagna "au peuple". On entend encore le Borgne éructer. Crier au vol. Sarkozy lui avait "volé" son électorat. Il est malin le type.
Une victoire, et un signe d'espoir. Une perspective nouvelle, euphorisante, qu'il s'en allait porter tout seul, comme un grand (L'utilisation de cet adjectif valorisant est indépendant de notre volonté. L'Elysée nous l'impose.) Des promesses donc, et une réelle volonté de changement. De rupture, qu'il disait.
C'est l'électorat populaire qu'il avait conquis. Celui qui souffre en fin de mois. Celui qui en a raz-le-bol. C'est cet électorat qui pleure aujourd'hui.

1 an après, rien n'a changé. Le Président ès "Pouvoir d'Achat" piétine et s'écroule dans les sondages. La conjoncture internationale aidant, les espérances sont revues à la baisse. Son dynamisme, son volontarisme n'y font rien : c'est le paquet fiscal, les engagements non tenus, les virées dorées chez Bolloré qu'il se reprend dans la gueule. Ca fait mal, un boomerang.
"Les caisses sont vides". Bah oui, qu'est-ce que vous voulez qu'il y fasse, lui. Ses prédécesseurs lui ont rendu la tâche ardue. Faut dire, c'était pas très fin les 15 milliards d'€ de chocolats aux copains. Non, soyons Grand Seigneur, il n'y a pas qu'aux plus riches que profite ce paquet, il y a aussi aux riches tout court. Tout va bien donc.

D'abord Bling-Bling, sa Présidence est marquée par une réelle volonté d'entreprendre des réformes. On se souvient encore du mécontentement des magistrats et des avocats. Celui des cheminots, non sans conséquences. Mais les Français ont l'air d'y croire. Tout semble être fait pour que leur futur change. Bien qu'omniprésent, omnipotent, Sarkozy rassure. Puis le ressort se casse.
Les critiques sur son style fusent. Certains crient même au 18 Brumaire, au "coup d'Etat permanent". Ceux qui hier l'encensaient ont retourné leur veste.
Et c'est tout d'un coup que tout va mal, ou presque. Des reformettes, par-ci, par-là, plutôt bonnes en somme, n'ont pas l'effet escompté.
Les municipales, comme un avertissement, lui signalent qu'il ferait mieux de filer droit, et c'est pas le joli sourire de Carla qui y changera quelque chose.

Revirement total ; ou plutôt un changement de style. Même si personne n'y croit plus, si tout le monde est conscient de la farce, le Président de la République reprend de la hauteur. Il faut enfin prendre réellement les choses en main. L'euro fort assomme le commerce extérieur, l'inflation rampante rend la vie des petites gens pénible. Chez ces gens-là, aurait dit Brel, on ne parle pas, non, on pleure. Le calendrier ministériel est tout de même maintenu. Dans l'attente de résultats probants, on ne peut encore se prononcer. Ce qu'on peut dire, c'est que la politique est désavouée. Inutile de dresser une liste des engagements non-tenus. Quoiqu'en disent ses camarades, le système des heures supplémentaires est presque inefficace. Les retraités crient au scandale. (Et c'est d'ailleurs par pur pusillanisme qu'il ne s'y attaqueront pas, à la réforme - réelle - des retraites.) La politique d'immigration est jugée inhumaine, parce que chiffrée. La politique de la ville, elle, est un échec : toujours le même désarroi en banlieue où, il faut le dire, on part avec un handicap aujourd'hui. Les petites PME ont le cou tordu. L'opposition s'en donne à cœur joie, mais ne propose aucune alternative. Certains nostalgiques appellent au nouveau Mai 68, 40 ans après.
Le marasme est profond. On sent que tout peut péter d'un moment à l'autre, et c'est bien ça le plus inquiétant.

Un bilan bien terne qu'est celui de la première année de sa présidence. Entre indécence et incompétence, les Français ont commencé à y voir plus clair dans son jeu. Cet homme si "simple et dynamique" qui incarnait tant d'espoir est désormais pointé du doigt. La République a du jeu. Les enseignants, aujourd'hui dans la rue, sont le témoin du malaise qui gangrène aujourd'hui le pays.
Il reste maintenant 4 ans, et aucune procédure "d'empeachment" n'est prévue par la Constitution. Il nous reste plus qu'a espérer que tout s'arrange, et si l'on devait trois mots pour résumer cette année riche en évènements, ils seraient ceux d'une locution anglaise : Back to reality...

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vendredi 16 mai 2008

De l'idéologie antiraciste ou du fascisme victimisant

publié par Quentin à 09:47

Chers amis, c'est en qualité de "beur" que je m'adresse à vous aujourd'hui. Un "beur" usé par sa différence ; non parce que victime d'actes racistes, mais parce que las de voir cette différence instrumentalisée à des fins politiques par certains groupuscules : SOS Racisme ; la LICRA ; le MRAP et les pâquerettes... fers de lance de la lutte droit-de-l'hommiste de la Gauche post-68attardée. (Puisse-t-elle se réveiller un jour ?)

Quand la lutte contre le racisme devient une idéologie.
Qui eût pu se douter qu'une lutte généreuse, pacifiste et humaniste était en passe de devenir, pour reprendre les mots d'Alain Finkielkraut, "l'idéologie de notre temps" ?
Peut-on raisonnablement affirmer aujourd'hui que "l'antiracisme" (à distinguer de la lutte contre le racisme) soit devenu le communisme du XXIe siècle ?
Si la question se pose, c'est parce que l'antiracisme n'est plus un combat, mais une façon de voir le monde. Une manière profondément racialiste - au sein même d'une République universaliste - de déterminer notre société. C'est l'exaltation du fameux rapport oppresseur/opprimé avec, dans le rôle du méchant et je vous le donne en mille, le français pure souche ; le rôle du gentil m'étant gracieusement attribué, à moi, "le beur" persécuté.
En accumulant les coups spectaculaires, la surmédiatisation d'actes racistes isolés présentés comme des réalités, ces gens excluent et victimisent. Le mots "noir" et "arabe" deviennent des gros-mots. On parle désormais de France black/blanc/beur. Avec la complaisance des médias, ces activistes parviennent à faire croire que la France entière est raciste, plutôt que de s'attarder sur les réalités d'un système défaillant, délaissant par la même les considérations socio-économiques et sociétales.

Art. 1er de la Constitution de la Ve République :
La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.
La Constitution du 4 Octobre 1958 est éloquente. Non contente d'aller à l'encontre des principes de notre République, l'idéologie antiraciste a le chic de rétablir les races au sommet des considérations sociales et politiques. Contre-productive, cette posture n'est pas sans susciter de nombreux effets pervers, des dommages collatéraux comme on dit...


De la paranoïa raciste au racisme anti-blanc.
Oui, et c'est le cœur lourd que je l'écris, c'est une réalité : le racisme existe toujours. Mais contrairement à ce que tentent de nous faire croire les porte-drapeaux de l'antiracisme, il est à mille lieux d'être une généralité, ni même une psycho-pathologie majoritaire... La réalité, c'est qu'il est le fait d'une petite somme d'abrutis haineux et frustrés, qui parlent au nom de la majorité silencieuse, pacifiste et tolérante.
Le célèbre et sage adage dit : "Un arbre qui tombe fait plus de bruit qu'une forêt qui pousse". Nos chers amis MRAPistes (mais aussi de la LICRA, de SOS Racisme etc.) seraient donc bien inspirés de comprendre que les mauvaises herbes ne font pas le potager.
J'ai, en 18 ans de vie, du être soumis à des contrôles d'identité, des railleries, des regards suspects dans le bus ou le métro. Effectivement, je ne peux le cacher, c'est écrit sur mon front : "Je viens d'ici et d'ailleurs".
J'ai souvent cru bon de m'exciter pour un rien, galvanisé par cette propagande avec laquelle il faut le dire, j'ai été bercé. Puis j'ai compris que mes attaques étaient bien souvent diffamatoires et arbitraires, paranoïaques même. Et quand bien même elles eussent pu être justifiées, est-ce une raison pour généraliser et développer un complexe maladif ?

Cette doxa, car il n'y a pas d'autre mot pour définir ce mouvement, est de fait l'instigatrice d'un nouveau phénomène : celui du racisme anti-blanc. Pas besoin d'être sociologue pour le comprendre. "Les jeunes issus de l'immigration" ont fini par croire qu'ils étaient vraiment ce qu'on prétendait qu'ils étaient, c'est à dire des opprimés. Pas par le système, non ! Mais par "l'Opresseur" infâme qu'est l'homme blanc. Julien Green avait ce mot juste, "C'est peut-être la plus grande consolation des opprimés que de se croire supérieurs à leurs tyrans." Et c'est de là que nait le racisme anti-blanc : la haine vouée à "l'oppresseur", ennemi public n°1 des "minorités visibles". Un bourreau monté de toute pièce par de nouveaux idéologues manipulant la souffrance des uns pour se donner le plaisir d'haïr les autres.

Feu Jean Baudrillard a, avant de nous quitter, subtilement établi une comparaison entre SOS Racisme et SOS Baleine. Il expliquait très justement que le rôle de SOS Baleine, ce n'était pas de lutter contre les baleines mais de venir en aide à celles-ci. Il y a là une confusion sémantique profonde, et en découle généralement un effet pervers : la montée d'un "nouveau racisme". Un racisme qui n'est plus ethnocentriste à proprement parler, mais un racisme d'opposition systématique, fruit de l'expansion des replis communautaires. Une haine du français de souche à l'égard du français d'origine étrangère, et inversement proportionnel. Le résultat d'une propagande n'ayant eu de cesse de dresser les gens les uns contre les autres, au nom de la Paix. Incohérence ou véritable volonté politique de maitriser le débat idéologique français, à l'heure où le pouvoir fuit la politique au profit des acteurs surpuissants de la mondialisation libérale, dont nos idéologues sont à la fois les pourfendeurs, mais aussi les "idiots utiles" ?

C'est un cri de colère et de lassitude que je pousse. Je ne puis plus supporter un seul instant que l'on utilise ma différence pour la mettre au service d'une idéologie pernicieuse.
Je voudrais leur dire à ces gens : à SOS Racisme ; au MRAP ; à la LICRA et les autres que je suis français avant d'être "beur". D'ailleurs, je ne suis pas du lait de vache baratté. Je suis un citoyen qui, non sans renier ses racines, est fier de pouvoir dire : "J'aime la France !".

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mercredi 14 mai 2008

Un clip du groupe Justice crée la polémique

publié par MaX à 23:33


justice stress (official video)
envoyé par 75_prod

L'avis de MaX.

D’abord choquant, puis dérangeant, pour finir désespérant… que Justice veuille faire de l’underground je plussois, mais ils pouvaient le faire autrement, et mieux. Je lis un peu partout que le Clip souhaite représenter une réalité sociale ; la réalité sociale pour Justice c’est donc : une troupe de noirs avec un blanc paumé au milieu qui ont pour seule ambition de tout casser ? Pour moi ce clip est simplement l’expression de la hantise de toute une partie de la population, qui part du 3ème âge jusqu’aux jeunes bourgeois cloisonnés dans leur quartier latin et qui ne voient dans la banlieue qu’un Zoo de sauvages pouvant nuire à leur petite vie pénard ! Enfin bon, j’aimais bien Justice, mais là, ils font fausse route…


L'avis de Quentin.

Et si on arrêtait de jouer nos vierges effarouchées cinq minutes ? C'est qu'un clip, après tout. On ne peut que saluer la démarche "artistique" que les produits (sous)culturels semblent négliger peu à peu années après années. Dans un communiqué, les deux comparses du groupe Justice réagissent :

” La vidéo de “STRESS” est née d’une idée : offrir un clip indiffusable en télé à un titre indiffusable en radio.
Sans la contrainte de réaliser un clip diffusable, nous avons pris toutes les libertés avec ce support. Pas pour choquer gratuitement : juste pour ouvrir le débat, susciter des questions, comme le font régulièrement le cinéma, la littérature ou l’art contemporain."

L'art n'a pas forcément pour vocation à refléter la réalité. L'art est subjectif. Ce clip est violent, noir, choquant ; la musique l'est aussi. Le groupe échappe ainsi au diktat du consensus. Bien évidemment, l'environnement n'est pas choisi au hasard, et si ce clip devait porter tort à quelqu'un, ce serait aux jeunes de banlieue. Car oui, l'amalgame pour l'ethnocentriste xénophobe d'extrême droite est facile à faire après le visionnage de ce clip. Mais tout un chacun sait, pour peu qu'il soit en mesure d'utiliser ses neurones, qu'en banlieue, ça ne se passe pas comme ça (hors cas (extrêmement) isolés, et encore...)
Par ailleurs, ce clip ne sera jamais diffusé. Rien n'oblige les gens à se l'infliger quotidiennement.
L'art ne tente plus rien, ne risque plus rien. De quoi se plaint-on ?
En tout cas, d'un point de vue cinématographique, le clip est réussi. Peut-être que Romain Gavras (fils de Costa-Gavras, notamment à l'initiative de Kourtrajme) aurait du faire preuve de plus de finesse, de manière à rendre son message plus lisible alors que l'on assiste à l'inquiétant développement des communautarismes de toutes sortes, étrangement synchrone avec la résurgence de l'intolérance vis à vis des immigrés et des jeunes de banlieue en général. Et puis, "C'est un film. Ce n'est pas la réalité." On ne vous l'a jamais rabaché quand vous étiez enfant ?

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L'incroyable leçon de paix d'Avraham Burg

publié par Quentin à 23:23

Il est des paroles qui prennent une certaine importance lorsqu'elles sont prononcées par ceux que l'on attend pas. Que l'on soit sioniste ou antisioniste ; pro-israélien ou pro-palestinien, on ne peut rester insensible au témoignage de l'ancien Président du parlement israélien, la Knesset, de l'Agence juive et de l'Organisation sioniste mondiale, Avraham Burg.
Qu'on se le dise, la parole de ce dernier est d'autant plus importante qu'il est l'une des plus grandes figures politiques israéliennes de ces vingt dernières années, et qu'il connait le conflit israélo-palestinien sur le bout des doigts. Bref retour sur le parcours d'un pacifiste dans l'âme.

Avraham Burg naît le 19 Janvier 1955, à Jérusalem. Fils de Yosef Shlomo Burg, homme d'Etat israélien et membre du Parti religieux national jusqu'à sa mort en 1980, Avraham Burg s'engage et milite pour le Shalom Archav (La Paix Maintenant), groupe extra-parlementaire revendiquant la paix israélo-arabe, après avoir servi les troupes parachutistes de Tsahal.
Nommé conseiller de Shimon Peres en 1985, puis élu à la Knesset en 1988 sur la liste du Parti Travailliste, il quitte la vie politique pour se consacrer à de nouvelles fonctions, avant de revenir sur les devants de la scène en tant que Président de la Knesset en 1999.
C'est en 2003 qu'il défraie la chronique en publiant dans le journal Yediot Aharonot, un article intitulé "La révolution sioniste est morte".
Il se retire définitivement de la vie politique israélienne en 2004, avant de s'exiler en France et de parcourir le monde afin de donner de multiples conférences. Il obtiendra d'ailleurs la nationalité française en 2007.

Dans un entretien publié en Juin 2007 par le journal Haaretz, Avraham Burg critique l'Etat d'Israël, le qualifiant de "ghetto sioniste".

Publié dans Le Monde, le 10-06-2007

Avraham Burg, ancien président du parlement israélien, ne tire plus la sonnette d’alarme. Il estime que c’est trop tard pour Israël : il compare dans le quotidien Haaretz l’état de xénophobie de la société israélienne à celui de l’Allemagne lors de la montée du nazisme. Et il conclut "Nous sommes déjà morts".

"Avoir défini l’Etat d’Israël comme un Etat juif est la clef de sa perte. Un Etat juif, c’est explosif, c’est de la dynamite." Ces propos sont ceux de l’ex-président de la Knesset de 1999 à 2003 et ex-président de l’agence juive, Avraham Burg.

M. Burg n’a jamais mâché ses mots, mais, dans un entretien publié vendredi 8 juin dans le quotidien Haaretz, ce politicien reconverti dans les affaires va jusqu’à qualifier Israël, pays qu’il a quitté pour vivre en France, de "ghetto sioniste". Il considère qu’il est temps de dénoncer la théorie de Théodor Herzl, estimant qu’après la création d’Israël, le sionisme aurait dû être aboli. Lorsqu’on lui demande ce qu’il pense d’un Etat juif démocratique, il indique : "C’est confortable, c’est sympa, c’est de la guimauve, c’est rétro. Cela donne un sentiment de plénitude, mais c’est de la nitroglycérine."

Auteur d’un livre, Vaincre Hitler, cet ex-pilier du mouvement pacifiste "La Paix maintenant "envisage de remettre en cause la loi du retour qui permet à tout juif de venir vivre en Israël. Il estime que cette loi est "le miroir de l’image d’Hitler" et "je ne veux pas qu’Hitler définisse mon identité".

Ce militant du dialogue avec les Palestiniens qualifie la société israélienne de "paranoïaque", pense que "la clôture de séparation procède de cette paranoïa" et s’insurge contre "la xénophobie". Il constate que "de nombreuses lignes rouges ont été franchies au cours des dernières années". Il y a, selon lui, "de bonnes chances que la prochaine Knesset interdise les relations sexuelles avec les Arabes. Nous sommes déjà morts mais nous ne le savons pas encore. Tout cela ne marche plus".

M. Burg compare l’état de la société israélienne à l’encontre des Arabes à celui de l’Allemagne lors de la montée du nazisme, mettant en avant "le caractère central du militarisme dans notre identité. La place des officiers de réserve dans la société. Le nombre d’Israéliens armés dans les rues. Où va cet essaim de gens armés ? Ils disent publiquement "les Arabes dehors !".

Se définissant comme un citoyen du monde, il qualifie l’occupation de la Cisjordanie "d’Anschluss" et prédit "une explosion sans fin". Et de conclure : "La réalité israélienne n’est pas excitante, mais les gens ne veulent pas l’admettre. Nous sommes au pied du mur. Demandez à vos amis s’ils sont sûrs que leurs enfants vont vivre ici. Au maximum, 50 % diront oui. Autrement dit, l’élite israélienne est déjà partie, et sans élite, il n’y a pas de nation."

Michel Bôle-Richard Article paru dans Le Monde l’édition du 10.06.07.





CSOJ - D'autres voix pour Israël
envoyé par PolEtTique

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La République se meurt...

publié par MaX à 23:01

Bien qu’étant un fils de soixante-huitard convaincu des bienfaits de la révolte de son père, le sujet me parait tellement épuisé par la presse, par les écrivains, et par tous ceux qui se sentent l’âme à donner leur avis sur la question que je pense qu’on peut clairement se passer du mien.

Ainsi, en s’attachant à nous saouler avec Mai 1968, on occulte un autre anniversaire majeur qui est celui de 1958, de l’arrivée de Charles de Gaulle au pouvoir et la naissance de la Vème république… la GRANDE Vème république ! On passe tant de temps à s’agenouiller devant la stabilité qu’elle procure qu’on fait impasse sur ses défauts flagrants (je tiens à préciser que mon article n’a pas pour but de démonter un système qui a tant apporté à la France mais de pointer du doigt ses contradictions conceptuelles et pratiques).

En effet, dans cette Constitution, le président devient la « clé de voûte des institutions ». On a donc opéré à une inversion de la hiérarchie et réduit le parlement à une sorte de table d’enregistrement des directives du gouvernement (sauf, bien sûr quand ce dernier, comme c’était le cas hier, n’a plus la confiance de sa propre majorité) alors que précédemment il était tout. Ainsi, le système parlementaire, par essence le plus représentatif de l’opinion est mis doublement à mal ; premièrement car il est mis dans l’ombre d’un pouvoir exécutif considérablement renforcé, deuxièmement du fait que le suffrage parlementaire est majoritaire qui réduit la représentativité du parlement, et particulièrement celle des petits partis. On voit donc, sur le fond, apparaître des contradictions évidentes.

Après avoir énoncé ces banalités dont on est tous conscients, il faut en venir au plus inquiétant qui est sûrement la manière dont ce pouvoir présidentiel est exécuté. Il est de fait important de citer l’autoritarisme militaire du général de Gaulle, ainsi que la manière dont François Mitterrand s’en est servit pour réaliser ses désirs les plus personnels, notamment la construction de la Pyramide du Louvre qui fut en fait un cadeau à Anne Pingeot. Enfin, il est difficile de ne pas citer Nicolas Sarkozy qui se pose en monarque et applique sa signature et sa volonté sur chacun des sujets abordés, au point que l’on se demande s'il ne cumule pas le poste de Président avec celui de Premier Ministre.

De fait, 50 ans, on peut se demander si c’est pas trop non ?

Regardons les choses honnêtement : On aune élection présidentielle tous les cinq ans immédiatement suivie de l’élection législative qui donne à peu de choses près le même résultat. On a une élection municipale intermédiaire qui au final n’intéresse pas plus de 60% des électeurs. Résultat, une vie démocratique qui fonctionne vraiment une fois tous les cinq ans, qui laisse place à une incompréhension générale des actions gouvernementales ; une déconsidération générale par les Français de ce que l’Etat peu leur apporter pour donner la voix à des : « Toute façon j’en ai marre, je paye trop d’impôts » ou encore « Le problème principal c’est l’immigration et la sécurité » voire même « Il en est assez de la voyoucratie ». Conséquences : Le Pen, 2002, 2ème tour et une politique qui se rapproche de la politique spectacle à l’américaine, qui mise autant sur la forme que sur le fond, pour nous donner un Sarkozy sur-éxité mêlant bêtise médiatique et omniprésence politique…

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Liberté d'expression, dites-vous ?

publié par Quentin à 09:14


mardi 13 mai 2008

Ressuscite, que je te parraine !

publié par Quentin à 23:38

Les gens l'ont interprétée comme ils l'ont bien voulu, cette proposition. Peut-être qu'il manquait d'inspiration, le p'tit. Ou bien qu'il voulait se faire apprécier. A-t-il seulement pris conscience qu'en cette soirée de février, c'est une boite de Pandore qu'il s'en allait décacheter ?
La repentance, ou l'art de se rendre coupable de crimes que l'on a pas commis. Le chic bourgeois de supplanter l'Histoire au nom de la Mémoire. Une manière désavouée de se donner bonne conscience, lorsque les fantômes de Déat, Doriot et Laval plânent et vous narguent en même temps.
Chirac l'avait bien compris, s'ensuivit d'ailleurs le discours du Vel' d'Hiv du 16 juillet 1995 : La France ne peut pas oublier. La France ne peut pas se dédouaner des crimes qui ont été commis ; pire, la France est responsable.

Personne ne contestera l'importance du souvenir, de la commémoration. Cela est même un devoir. Mais à quoi bon joue la République ?
N'a-t-elle pas compris qu'en agissant de la sorte, elle inaugurait officiellement l'insoupçonnable concurrence des mémoires ? (Concurrence victimaire qu'ils l'appellent, parfois.) Se rend-elle compte que c'est sur son peuple qu'elle fait peser ces atrocités, comme le poids de l'infamie sur le dos de Judas ?
Et Sarkozy de décider de confier la mémoire d'un enfant juif victime de la Shoah à un pauvre élève de CM2 - encore bien étranger du concept même de mort - qui n'avait strictement rien demandé.

On les avait prévenus que politique et sentimentalisme ne faisaient pas bon ménage. On leur avait dit, pourtant !
Mêler de pauvres gosses à ce crime sans nom qu'est la Shoah, qu'ils ne comprennent et n'appréhendent qu'à peine ! Oui, c'en est un de problème. Reste que maintenant, toutes les instances représentatives des différentes communautés vont attendre leur tour au gichet ; c'est vrai, pourquoi n'en ferions-nous pas autant avec les Africains victimes, 400 ans durant, de l'esclavage et du commerce triangulaire ? Et les tirailleurs Sénégalais ? Et tous les autres peuples colonisés, au fond ? Et les hermines bretonnes ?

Jeu dangereux qu'est celui de la mémoire en France... Sarkozy est maintenant avisé. Lui qui vaillamment, pourfendit les dérives communautaires. La constance, Mr. Sarkozy ! La constance ! En voilà une valeur politique que vous devriez vous plaire à user.

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Quand la Gauche se met à penser !

publié par MaX à 22:57

Pour ce nouveau blog, l’entreprise Terra Nova (Terre neuve) semblait idéale pour faire office de premier papier… en effet, trop longtemps enlisée dans des luttes de leadership qui ont remplacé le but originel de lutte des classes, la gauche réformiste se décide enfin à s’unir et à penser ! En effet, Terra Nova est une institution réunissant sociologues, économistes, philosophes et qui a pour tâche réfléchir sur les politiques nécessaires.Le moment est parfait pour redorer quelque peu le blason du Parti Socialiste en berne de popularité tant il est fusillé de toutes parts par la presse. Il est donc temps de revenir aux sources, à Gramsci par exemple, qui nous expliquait si bien que le combat politique se mène d’abord dans le monde de la réflexion.

Bien que les critiques fusent de toutes parts l’idée reste sur le fond et la forme séduisante. Alors que le PS lisse ses traits dans une déclaration de principe qui atteste de l’aspiration définitivement Social-démocrate du parti pour de bon allié à l’économie de marché, ce nouveau « think tanks » prend soin de ne pas écarter les intellectuels d’extrême gauche. Ce projet va enfin permettre de stimuler le débat à gauche qui apparaît à juste titre stagnant… triste pour une aile politique qui tire par essence sa force du mouvement et du progrès. Le concept est donc de remettre à l’ordre du jour la primauté et la nécessité d’une politique progressiste, dans une société qui apparaît de plus en plus bloquée et enracinée dans ses vieilles pantoufles, qui mêlent contradictions et préjugés.

Le débat va donc se structurer autour de concepts comme de propositions concrètes. Certains thèmes ont déjà été dévoilés ; notamment la réhabilitation du Smic trop longtemps décrié par nos théologiens locaux du libéralisme économique, ou encore une politique d’éducation qui n’avance plus d’une miette depuis l’expérience Allègre -excepté la lumineuse et masochiste proposition de Nicolas Sarkozy sur la mémoire de la Shoah .

De fait, on ne peut qu’attendre du bien de cette initiative nécessaire afin d’irriguer de nouveaux le débat et la circulation des idées à gauche à l’heure où, malgré l’échec Sarkozy, l’alternative semble floue et inaudible…

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Ce terrorisme qui ne dit pas son nom...

publié par Quentin à 21:33

Fasciste ! Raciste ! Sexiste ! Antisémite !

Ces mots n'ont jamais été aussi galvaudés que depuis ces dernières années. Et pour cause... ceux qui les emploient en sont bien souvent étrangers.
Qu'est-ce que les Christine Angot, les BHL ou les Besancenot y connaissent, au fascisme ? Depuis quand verse-t-on dans le nazisme lorsque l'on commet l'erreur d'exprimer son opinion ? Pourquoi les Pollac, les Desproges, les Coluche pouvaient dire en leur temps ce qu'il est impossible de dire aujourd'hui ?
Les maints hérauts de la bien-pensance ont achevé d'intégrer dans les esprits de chacun une réaction inconsciente bien plus efficace que toutes les menaces possibles : l'autocensure.
La réalité, c'est qu'il est maintenant des sujets que l'on ose plus aborder, des mots que l'on imagine même plus prononcer, des idées que l'on se refuse à envisager. D'ailleurs, lorsqu'on s'y risque, il y aura toujours quelqu'un pour vous balancer à la figure un "fasciste !" bien senti, histoire de vous faire passer pour un néo-nazi raciste, antisémite et fasciste. Autrement dit : trop monstrueux pour débattre et exprimer son point de vue.

A l'heure où certains croient que subversion rime avec Che Guevera (et fraises des bois...), il est venu le temps de dire à ces pseudos-rebelles moralisateurs, cette bien-pensance mondaine qui n'en finit plus d'abasourdir le peuple de ses concepts et amalgames réducteurs, que le facisme, c'est eux. Oui, il est temps de défendre ceux qui par mégarde ont osé braver le "politiquement correct" et, accessoirement, dire à Bernard Henri-Lévi de tout arrêter. Tout. :D

Ô, terrorisme idéologique ! Quelle mouche t'a piqué ? Tu le sais très bien, toi, que Dieudonné est aussi antisémite que Suédois ? Tu es bien conscient, toi, que Zemmour est à la mysoginie ce que Cindy Sanders est à la chanson ? Enfin, terrorisme idéologique, tu te rends compte que tu arrives à nous faire croire que sans Manu Payet, la télé manquerait de poils à gratter ?

Il faudrait leur expliquer à ces gens, que dire ce que l'on pense, c'est tout le contraire du fascisme. Certains s'y sont d'ailleurs brûlé les doigts. Où sont-ils aujourd'hui ?

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