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mercredi 4 juin 2008

Etre libéral et socialiste ou comment monter en bas

publié par Quentin à 05:17

"De l'audace", il croit en avoir, le Delanoë. Clamer haut et fort sa sympathie pour le libéralisme, alors que l'on prétend vouloir conquérir la tête du PS, il faut en avoir des corones ! Et Lamy qui, lui, vient nous faire l'apologie du libre-échangisme, adressant par la même une pique aux politiques protectionnistes ... Subversifs les nouveaux dirigeants du PS ? Assurément. Ils doivent se croire originaux ces gars-là. Ils doivent être persuadés que la rénovation du PS passe inéluctablement par une droitisation du parti déjà amorcée depuis des lustres, alors que le peuple demande clairement un virage à gauche ! Mais en réalité, ces "comings-out" n'ont rien de dissident : ils sont inscrits dans une dynamique d'ordre mondial ; nous venons d'assister au naufrage de la gauche italienne, avec un leader, Velproni, qui a trouvé judicieux de jeter le doute, en pleine campagne électorale, sur son appartenance à la gauche. En Allemagne, le SPD a préféré pactiser avec la droite, ce qui a fini par entraîner la création et la percée rapide du Linkpartei.

Eh bien oui, la réalité vraie, c'est que le Parti Socialiste tend - et ce depuis plusieurs années déjà - à devenir social-démocrate. Que dis-je social-démocrate ! Parlons désormais de social-libéralisme ! Oui, la social-démocratie est morte chers dirigeants socialistes, et depuis bien longtemps. Cela remonte à la chute du mur de Berlin, en 1989, et à l'effondrement du bloc soviétique. Depuis lors, le capitalisme a subi d'innombrables mutations : il est devenu transnational grâce à l’ouverture des frontières et la suppression des droits de douane. Le capital n’a donc plus aucune raison de chercher un compromis avec le travail puisqu’il peut délocaliser si ses souhaits ne sont pas respectés.

Alors quoi ? Les héritiers de Blum, de Gesde et de Jaurès vont offrir leur postérieur au libéralisme économique ? Celui qui assomme les travailleurs ? Celui qui démonte les acquis sociaux ?

Et le libéralisme politique dans tout ça ?
Le libéralisme politique est lui, avant tout, spécifiquement de gauche. Il va même de pair avec le progressisme, l'évolution des mœurs. Alors, la question est elle pertinente ? Non.
Reste que face aux récentes déclarations des dirigeants socialistes, ayant elles-mêmes suivi la déclaration de principe social-démocrate parue il y a de ça quelques semaines, le sens des mots a une importance. Le libéralisme politique n'est pas le libéralisme économique ; il est simplement difficile de se revendiquer de l'un en rejetant l'autre en bloc, d'où les incohérences caractérisées des projets proposés par les représentants des alternatives anti-libérales, Chevènement excepté.

La gauche pleure après les défaites. La droite, elle, jubile et matraque sa cousine à chaque fois ; cette droite qui ne peut d'ailleurs plus se targuer d'être en bonne santé. Car oui, l'héritage du Gaullisme a été enterré ; la droite sociale et entrepreneuriale a définitivement cédé la place à la droite financière Sarkozyenne. La nullité de la Gauche Française, elle, est symptomatique. La Gauche bobo aura eu raison du Socialisme. Le Gaullisme et le Socialisme sont morts, vive l'UMPS !

1 commentaires:

À 05/06/2008 16:16 , Anonymous Anonyme a dit...

yes moi ça ma pas plus cette revendication du libéralisme de delanoë comme si la gauche ne se droitisait pas assez! et comme tu soulignes bien ... le peuple lui revendique une gauche plus a gauche, nettement demarqué de l'ump ... et ils font clairement le contraire! c'est pas la solution enfin à mes yeux ...

 

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