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dimanche 8 juin 2008

La rage révolutionnaire a embrasé Bercy Mercredi dernier !

publié par MaX à 21:23

Après dix ans d’absence, les autos déclarés renégats de Rage Against The Machine (RATM, ndlr) ont investis la scène de Paris Bercy pour déverser un fleuve sonore bouleversant. On ne jugera pas ici de la prestation musicale manifestement excellente, toutefois, on peut discuter du flow investit d’une contestation et d’une rage non feinte servit par Zack De la Rocha.

En effet, alors qu’au Etats-Unis le Rock contestataire bat de son plein depuis le fameux « Rock Against Bush » animé notamment par les insatiables contestataires Anti-Flag, le Rock Français et la musique française semblent manquer de grands groupes contestataires mettant leur espace médiatique au profit d’un message politique fort. Les années 90 ont vu s’éteindre des groupes alternatifs et provocateurs comme les Berruriers Noirs ; néanmoins, ceux-ci restaient marginaux et ne pouvaient pas rivaliser avec la portée du message livré notamment par NTM, Assassins, ou encore I Am dans le monde du rap. On se souvient encore de Joey Starr braillant à tue-tête « Mais qu’est ce qu’on attend pour foutre le feu ?! », qui, au-delà de chanteur, s’était à la fois fait prophète des émeutes de 2005. Les années 2000 ont, quant à elle, signé le deuil de Noir Désir pour laisser apparaître dans la même fibre musicale Luke, qui, bien que fort de son succès commercial n’a pas réussi à faire sentir à son public les aspirations politiques de ses textes. Enfin, on regrette l’accalmie du jeune Damien Saez pourtant si prometteur, si talentueux et qui a les moyens de devenir l’apôtre de la révolte de la jeunesse si il ne s’enferme pas dans une poésie, certes appréciable artistiquement, mais décevante en terme de réel message. Le clou de ce triste spectacle est surement Cali, pitoyable dans ses textes avec des titres pourtant allechants tels que "Resistance" mais qui laissent malheureusement place à une naïveté exaspérante.

Ainsi, voir ré-apparaître RATM en live, sur le fond d’une internationale en Russe résonante alors que se lève derrière les quatre membres du groupe un drapeau représentant une étoile rouge sur fond noir, m’emprunt quelque peut de nostalgie d’un temps vibrant que je n’ai pas connu où la musique était encore parfois un fond sonore pour un message plus fort.



Zack De la Rocha: "D'après un de nos potes, (Noam Chomsky) si les présidents américains avaient eu droit au même traitement que celui qui a été appliqué aux nazis après la deuxième guerre mondiale (...), ils auraient tous été exécutés, du premier au dernier. Comme tout criminel de guerre devrait l'être."

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14 commentaires:

À 08/06/2008 21:39 , Anonymous Anonyme a dit...

Moi qui suis pourtant amateur de ce blog et de ses articles en général, je trouve cet article malheureusement assez naïf pour une fois (qui n'est pas coutume...).
Au fait Max, le titre du morceau c'est "Killing In The Name Of"!

Bonne continuation,

Maxime B.

 
À 08/06/2008 21:49 , Blogger MaX a dit...

Naïf, je serais intéresse de savoir en quoi ? :)

Sinon j'ai bien ecrit Killing in the Name of si tu avais bien lu :p

 
À 09/06/2008 00:38 , Anonymous Anonyme a dit...

Luke et Damien Saez en musiciens contestataires, c'est quand même assez comique... Je crois que Saez a fait écrire les textes de son premier album par un gosse de 6ème, et ceux de son deuxième par un lycéen redoublant. Cali est un sacré intello comparé à Saez mine de rien

Oui, le rock contestataire est un commerce comme un autre. La contestationtation fait vendre, et surtout on la laisse faire parce qu'elle ne dérange personne. Les T-shirts noirs aux étoiles rouges font les beaux jours des magasins franchisés spécials jeunes rebels, des grandes rues commerçantes d'amérique du nord, en compagnie des produits dérivés "international terrorist" avec la tête de G.W. Bush. Quand tu achètes ton t'shirt coco ou anarchiste, tu paies tes taxes à l'état (je me rapelle avoir fait disjoncter une vendeuse avec ses locks à Montréal en lui demandant un t-shirt "anarchy", mais en refusant de payer les taxes pour le prendre).

Les vrais rockeurs contestataires, à la limite, c'est le rock chrétien US, eux au moins ils prennent des risques artistiques et ne rentrent pas dans les poncifs du rock!

Plus sérieusement, quels risquent prennent des gars comme Clooney et Sean Penn, en étant des démocrates pro-bush engagés, et en donnat des leçons à tout le monde?
Je trouve 100 fois plus risqué l'engagement d'un clint eastwood, qui permet de faire bouger les lignes dans un parti républicain que personne n'a envie de comprendre.

 
À 09/06/2008 00:40 , Anonymous Anonyme a dit...

erratum : démocrates anti-bush pour Sean Penn et Clooney ;-)

 
À 09/06/2008 00:46 , Blogger Quentin a dit...

Oui, le business contestataire bienpensant...

 
À 09/06/2008 07:18 , Blogger MaX a dit...

Je suis pas completement sûr. En ce qui concerne Luke, relis les textes du premiers album. Quant à Saez, j'ai bien précisé qu'il avait le potentiel de faire passer un message fort à la jeunesse mais qu'il en a pas profité.

En somme, c'est vrai que le commerce prend le dessus sur l'opinion; néanmoins, certains groupe sont encore emprunts d'un rage et d'un anti-conformisme non feint. Et en ce qui concerne Cali, il suffit de le voir face à Zemmour (même si je l'aime pas) pour comprendre les limites de son "intelligences".

 
À 09/06/2008 07:43 , Blogger Quentin a dit...

T'as tort de pas aimer Zemmour :D
Je comprends pourquoi Maxime B. ta fais un procès en candeur. Ces groupes que tu dis contestataires sont en réalité ultra-conformistes. Les anti-bush courent les rues aux USA, et as-tu, en France, trouvé un de ses soutiens inconditionnel ?

 
À 09/06/2008 14:08 , Anonymous Anonyme a dit...

C'est très pratique à dire mais là franchement, mes successeurs dans les commentaires (alias wean-warc et quentin) m'ont ôté les mots de la bouche...

 
À 09/06/2008 14:11 , Anonymous Anonyme a dit...

Ah, c'était encore "Maxime B." hein...

 
À 09/06/2008 14:14 , Anonymous Anonyme a dit...

Putain les gars, c'est encore moi...
Ecoute Max, non seulement t'as cru que "Fuck you, I won't do what you tell me" était le titre de "Killing In The Name Of" (et tu l'as effacé, gredin), mais en plus là tu appelles "Zack de La Vega" celui qui répondra plutôt au nom de "Zack de La Rocha"...
T'es grillé mon gars :D

Maxime B.

 
À 09/06/2008 14:38 , Blogger MaX a dit...

Lol j'ai jamais cru que Fuck You I Won't do what you tell me et le titre et si je l'ais effacé c'est pas erreur en enlevant la vidéo. Et oui je me suis trompé sur le nom du chanteur.

Bon Ok. Sinon mon procès en candeur est surement légitime. Toutefois, je continus à protester. Les Berruriers Noirs que j'ai cité ont été un groupe contestataire, anti-discrimination très important et très intéressant. Le contenus des paroles de Luke, si vous prenez le temps de les lire sont également parfois très intéressants. Et en ce qui concerne Damien Saez j'explique qu'il avait surement le potentiel médiatique au niveau de son image et de son style musical mais il ne l'a pas utilisé.

Pour finir, bien entendu le conformisme et l'anti-Bush est surement énervant néanmoins, c'est sympa de se mettre en marge, mais au bout d'un moment autant dire les choses telles qu'elles sont, l'épisode Bush Junior a été désastreux sur de nombreux plans. Le Festival Rock Against Bush que je cite a été prévu en 2003 et réalisé en 2004. Heure à laquelle le monde avait peut-être déjà commencé à se lever contre cet Homme, néanmoins, le peuple Américains s'apprêtaient à le réélire.

Je vous prierais donc avant de me faire un procès en candeur et en naïveté de bien comprendre mon propos, de bien situé les différents contextes des exemples que je cite et de ne pas le déformer. J'adore la musique, je me laisse facilement emballé lorsque celle-ci a une resonnance politique car je pense que c'est une arme intéressante.

 
À 09/06/2008 21:50 , Anonymous Anonyme a dit...

On ne te fait pas vraiment de procès en candeur, après avoir lu tes autres articles on se doute bien (et sûrement d'autant plus pour Quentin qui doit te connaitre personnellement) que tu vas pas tomber dans ce genre de pièges, toutefois il est vrai que les artistes que tu as cités formaient une sorte de pot-pourri un peu indigeste... qui au final, comme le disait wean-warc, a comme point commun de n'avoir jamais vraiment dérangé les pouvoirs en place.
Pour ce qui est de Bush par exemple, tous ces artistes sont célébrés (bizarre pour quelque chose de subversif) comme étant à la pointe de la contestation, c'est ce mouvement que tu suis toi même tout naturellement... Pas que je sois pro-Bush, mais le fait qu'il ne semble pas y avoir de résistance à ces groupes m'intrigue.
Pour moi c'est évidemment parce que la bulle médiatique leur est globalement favorable à mon avis. Ca me fait penser à la campagne présidentielle américaine vue de France, on ne parle que des candidats (et maintenant du) démocrates, parce que ce sont les plus télégéniques, médiatiquement formatés, préparés, et c'est pourquoi la majeure partie des célébrités les soutiennent. Pourtant, je sais pas si, novembre venu, on chantera encore "Yes, we can" (slogan de la fièvre pro-Obama) près des isoloirs, on verra au contraire ce que l'Amérique réelle votera, et je mettrai ma main au feu que McCain est le prochain président des Etats-Unis...

Maxime B. (désolé pour ce joyeux bordel)

 
À 09/06/2008 22:29 , Blogger MaX a dit...

Haha, nan mais c'est vrai que sur la deuxième parti tu as pas tord. Néanmoins parler de Pot pourris, je te l'accorde sur Saez et Luke c'est contestable. Je pense qu'en ce qui concerne NTM ou encore Assassins, c'est bien plus percutant.

Et je le répète, en ce qui concerne ma connotation au Rock Against Bush, il a été réalisé en 2004 AUX ETATS UNIS, soit moins d'un an avant la réélection de Bush. Je pense pas qu'on puisse dire franchement qu'à cette époque la majorité de le société américaine était pro-bush.. :)

 
À 12/06/2008 11:57 , Anonymous Anonyme a dit...

OU OU ASSASSIN DE LA POLICE HO HA HO HA NIQUE LA POLICE ....LA JUSTICE NIQUE SA MERE LE DERNIER JUGE QUE JAI VU AVAIT PLUS DE VICES QUE LE DEALER DE MA RUE.

laisse pas trainer ton fils,si u veux pas quil glisse.

de tte facon ya plus dboulot la boucle est bouclé le systeme a la tete sous leau

 

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